L'IA pour la sécurité
La sécurité d'un site ne se joue plus après l'incident. Elle se joue pendant — à condition que quelqu'un, ou quelque chose, soit en train de regarder.
Ce que vit le secteur
Une entreprise équipée de vidéosurveillance dispose d'une trace, pas d'une protection. En cas de vol, de litige ou d'intrusion, on remonte l'enregistrement. Entre-temps, personne ne regarde.
Ce n'est pas un défaut d'organisation. Au-delà de vingt minutes d'attention continue sur une mosaïque de flux, la capacité humaine à repérer un événement chute fortement. C'est documenté depuis longtemps sur les métiers de surveillance, et aucune discipline ne le compense.
S'ajoute le problème des alertes. La détection de mouvement classique réagit à une variation de pixels : un chat, une ombre, un rideau, un insecte attiré par l'éclairage nocturne. Après quelques nuits de fausses alertes, les notifications sont désactivées. Le système continue de tourner, il a simplement cessé d'être écouté.
Ce que nous déployons dans le secteur
La détection de présence humaine dans des zones et sur des plages horaires définies. Le contrôle de périmètre sur les sites étendus, avec leurs zones de stockage extérieures. La détection en zone à risque pendant l'activité, où l'enjeu n'est pas la malveillance mais la sécurité des personnes. Et la traçabilité horodatée des accès par zone, exploitable en audit.
La contrainte qui décide du projet
Qui reçoit l'alerte, et sous quel délai peut-il intervenir ? C'est la première question du cadrage, avant toute considération technique. Une alerte envoyée sur un poste que personne ne surveille la nuit ne sert à rien.
Sur un site industriel, la chaîne implique généralement un gardien ou une astreinte qui vérifie sur l'image et décide de se déplacer. Cette chaîne doit exister avant le déploiement.
Ce que nous ne faisons pas
Pas d'identification des personnes. La classification se fait par zone et par comportement. La reconnaissance faciale n'est activée que pour des clients disposant d'une autorisation préalable de la CNDP.
Caméras existantes → DVR/NVR → flux RTSP → box locale → détection YOLO → suivi ByteTrack → filtrage temporel → règles spatiales (zones · lignes · horaires) → alerte
Sous le capot
L'installation reste en place. La box lit les flux RTSP, découverts via ONVIF quand le matériel le supporte. Aucune modification de la chaîne d'enregistrement : nous lisons, nous n'interceptons pas.
Le traitement est local. Les flux ne sortent pas du réseau de l'entreprise — seuls les événements et les alertes remontent, soit quelques centaines d'octets par occurrence.
Trois paramètres décident de la qualité du résultat :
| Paramètre | Rôle | Réglé sur |
|---|---|---|
| Seuil de confiance | Filtre les détections incertaines | Site, par zone |
| Durée de confirmation | Élimine les détections fugaces | Secondes d'horloge |
| Géométrie des zones | Définit ce qui constitue un événement | Plan du site |
Pour ce secteur, l'IA par secteur s'appuie notamment sur l'agent Sécurité.
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